Rendre l’aide inutile ?

Le porte-parole des Lutins thermiques aurait bien aimé être une petite souris pour écouter ce que Barack Obama a dévoilé à notre Président lors de son passage à Paris début décembre 2017. Particulièrement lorsque leur discussion s’est orientée vers le problème mondial de l'énergie. Ceci d'autant que l'ancien président américain a souvent expliqué que pour satisfaire les besoins en énergie des moins fortunés d’entre nous, il faut trouver une solution qui rende l'aide inutile. Un tel message est-il passé entre les portes paroles de nos deux continents ? IL FAUT L'ESPÉRER

 

Toujours est-il qu’à défaut de supprimer toutes ces aides associées à la transition énergétique, il serait temps de revoir la façon dont elles sont redistribuées au Maître d’ouvrage, celui qui paye en quelque sorte. En personne responsable ce dernier souhaite équilibrer son budget sans se prendre la tête avec l’accumulation de toutes ces aides trop souvent incompréhensibles et ce n’est assurément pas toutes ces aides éparses actuelles qui vont le décider en tant que responsable à s’orienter vers les énergies thermiques renouvelables. Ceci tout simplement parce qu’en raison de leurs trop grandes diversités elles ne lui permettent pas d’évaluer simplement le Retour Sur Investissement (RSI) de sa dépense. Il y a urgence à ce niveau vu que la plupart du temps c’est lui qui entraîne la copropriété derrière lui. 

 

Il souhaite avoir cette vision en temps utile, c’est a dire avant passation de sa commande au maitre d'œuvre et cela est la raison pour laquelle il estime qu’il revient à l’état de simplifier le dispositif fiscal.

 

Il semblerait au travers des propos de notre ministre de l’écologie que le gouvernement français va enfin travailler à rendre ces aides multiples plus lisibles et plus accessibles. CECI en les cumulant et en réalisant l’interface grâce aux différentes agences de l’Etat.  Un travail peut-être considérable vu le NB d'organismes. Facteur encourageant cela est en passe d’être finalisé avec le prélèvement à la source.

 

Il est peut-être plus difficile de faire simple que de faire compliqué mais pour atteindre ces objectifs il va falloir simplifier les choses de telle sorte que le décideur, à savoir "celui qui paye" ait une vision claire de l’utilité financière de son investissement. 

 

Vu l’égoïsme forcé d’homo sapiens, il faudra bien à ce sujet mettre en place une fiscalité qui fasse que le réchauffement climatique de la planète et les graves dérèglements qui en résultent ne soient pas les seules motivations d’investissement du Maitre d’ouvrage. Il serait temps en effet de réaliser que ce n’est pas en promettant le remplacement de leurs systèmes de chauffage par un nouveau "système à 1 €" sans travailler sur le fond que l’on va régler le problème de la précarité énergétique des ménages les plus modestes. Il faudra bien pourtant atteindre cet objectif vu que c'est celui qui va nous permettre dans le même temps de réduire la consommation des produits fossiles et la génération des gaz à effet de serre qui en résulte.

 

 N’en déplaise à celui qui a été un moment porte-parole du gouvernement français et à son livre "Salauds de pauvres" les politiques de luttes contre la pauvreté ont toutes échouées jusqu’à présent parce qu’elles sont mauvaises et ne font pas appel à la remise en cause de nos chaînes énergétiques actuelles. Celles-ci sont en effet d'un autre âge vu qu'elle ne permettent pas ni de réduire le prix de l'énergie thermique rendue dans les pièces de vie d'homo sapiens ni de diminuer les dépenses qu' il doit engager pour alimenter le moteur de sa voiture 

 

En autorisant l'exploitation du gaz de schiste sur son territoire au détriment de l'environnement l'ancien président américain a peut-être résolu temporairement un problème social en diminuant le prix des combustibles fossiles, toujours est-il que dans le même temps il a aggravé la génération de gaz à effet de serre par le fait que pour ne pas se priver l'on a tendance à acheter au moins cher 

 

Pour généraliser un chauffage urbain qui ne soit pas émetteur de gaz à effet de serre dans une grande métropole comme Paris nous allons avoir besoin dans un premier temps de la chaufferie hybride combinant la combustion et l'électricité. 

 

L'important est plus de remettre en cause nos chaînes énergétiques actuelles que de s'interroger sur l'écart important entre le prix de vente de l'électricité et du gaz. Ceci par le fait qu'en diminuant les importations de produits fossiles nous allons pouvoir faire des économies qui vont servir à financer les infrastructures qui vont devenir indispensables pour baisser le prix de l'énergie thermique rendue dans les pièces de vie de nos 10 millions de pauvres. 

 

Cela semble encore possible sans modifier fondamentalement notre modèle économique tant qu’il y a encore suffisamment de gaz.  Lorsque nos réserves en gaz seront trop basses cette nouvelle fiscalité ne pourra plus faute de gaz se mettre en place et nous serons alors dans l'obligation de modifier en profondeur notre modèle économique.

 

Le pire à ce sujet sera le cas des métropoles surpeuplées comme l'est notre capitale, même en échangeant sur l’eau superficielle et profonde pour améliorer les performances le chauffage thermodynamique ne pourra se suffire à lui-même. Il devra dans ces zones à forte urbanisation faire appel à la combustion. En écrivant cela on ressent très fort qu'il va falloir agir avant que le gaz ne commencer à se raréfier ce qui ne saurait tarder. Il ne faut donc pas traîner vu que nous n'avons que peu de temps devant nous pour mener cette politique de raison. L'OCDE prévoit en effet que le point culminant de production mondiale de gaz pourrait être inférieure à une dizaine d'années (voir prospective sur l'énergie). Vu la proximité dans le temps de ce point culminant il y a urgence à ce que l’enseignement s'oriente vers l'innovation et adapte sa réflexion à l’amélioration des performances de nos chaînes énergétiques. Ceci afin de résoudre nos problèmes sociaux et environnementaux. Nous allons devoir, le « nous » étant pris au sens le plus large nous remettre en cause afin de diminuer intelligemment la douloureuse de fin de mois des plus démunis d'entre nous. Ceci afin que ceux qui ont froid ne soit pas contraint de rajouter un chauffage d'appoint du type radiateur électrique à effet Joule. Ces évolutions devraient en toute logique prendre place vu qu’elles répondent aussi à un besoin environnemental de plus en plus urgent.  L'utilisateur c’est-à-dire vous et moi, ainsi que les constructeurs tiennent déjà à disposition les solutions techniques favorisant l'abandon progressif de la combustion. 

 

Est-il préférable d'équilibrer le prix à la vente des énergies gaz et électrique ?

Avec un prix de l'électricité à 15 centimes d'€ le kWh une pompe à chaleur à compresseur échangeant sur l'air ayant un COP de 3 le prix du kWh thermique rendu dans les pièces de vie est identique à celui obtenu avec la combustion du gaz à 5 centimes d'€ le kWh et la motivation financière de changement pour celui qui se chauffe au gaz est nulle. En revanche avec un écart de prix aussi important entre l'électricité et le gaz la motivation de passer au chauffage thermodynamique en échangeant sur l'eau avec un COP de 5 pour celui qui se chauffe avec des radiateurs électriques peut-être très importante. Cela est souvent envisageable en perçant des colonnes verticales dans les parties communes pour alimenter les radiateurs hydrauliques à eau dans les appartements quitte à déplacer un ou deux tableaux (voir ce qui a été envisagé dans "l'immeuble de Monsieur tout le monde")

 

L'égoïsme de l'individu est tel qu'il ne faut pas espérer la généralisation d'une nouvelle chaine énergétique du genre "Solar Water Economy" et sa 1ere étape le chauffage thermodynamique de l'habitat uniquement pour des raisons citoyennes.  La transition ne pourra prendre place que si un juste compromis financier est trouvé entre l'intérêt de l'État et celui de l'individu.  Il ne faut pas perdre de vue en effet la nécessité : 

- de financer le démantèlement des centrales nucléaires, le stockage des déchets radioactifs et les infrastructures associées à cette nouvelle génération thermique hybride de l'habitat urbain existant 

-  d'accorder aux plus démunis des prêts à taux zéro de telle sorte que les économies réalisées sur l'achat des combustibles avec ces nouvelles générations thermiques financent le remboursement de l'emprunt dans affecter son pouvoir d’achat pendant cette période.

 

Ces deux formes d’actions ne pourront être menées simultanément que moyennant l'établissement et le respect d'un contrat de performance.  Comme on le voit vaste programme qui pourrait bien être la seule voie nous permettant de donner une suite pratique aux accords de Paris sur le climat.  Ceci qui plus est en montrant l'exemple de ce qu'il faut faire aux autres pays du monde. L'afflux de liquidité qui résulterait de l'équilibrage vers le haut des prix de vente à l'utilisateur de l'électricité et du gaz suffirait à régler tous les problèmes financier. il faudra aussi tenir compte du fait que  pour solutionner le problème social il faudra toutefois trouver une solution intermédiaire. Pour généraliser le chauffage urbain dans une ville comme Paris, il faudra aussi probablement mettre en place une structure financière prenant en compte a la fois le domaine PUBLIC et le domaine PRIVÉ. Ceci en s’assurant qu’il est possible d'assurer le financement des infrastructures publiques avec l’argent résultant de l'équilibrage du prix des énergies gaz et électrique vendues à l'utilisateur.

 

Vivre dans un monde équilibré pourrait signifier qu'il faut organiser notre finance de telle sorte que l’augmentation du prix de vente des produits fossiles soit associée à une diminution du coût de l'électricité pour l’utilisateur. 

 

Cette diminution du prix de l'électricité serait d’ailleurs heureusement facilitée par la compétitivité de l'énergie solaire voltaïque par rapport au nucléaire. Elle correspond aussi à un besoin social pour diminuer la précarité énergétique de ceux qui habitent dans des passoires thermiques et se chauffent avec des radiateurs électriques d'appoint. Ceci en aggravant la pointe de puissance sur le réseau électrique au plus froid de l’hiver. Il faudra aussi établir le coût des infrastructures PRIVÉS, le mot privé s'entendant ici pour ce qui relève du montage financier de la chaufferie hybride ainsi que des sous-ensembles isolation ventilation domotique et climatisation éventuelle. Le mot PRIVÉ englobant ici les acteurs de la structure englobant le syndic, le syndicat des copropriétaires aidés par l’audit thermique. Cela pour assurer en final la remise d’un dossier en AG pour décision. Une chaîne de décision bien longue qu’il faudra probablement essayer de raccourcir.

 

 Il faudra aussi que s'établisse un partenariat entre le PUBLIC et le PRIVÉ afin d’évaluer ce qui devra être pris en compte par le privé par exemple dans le cas où la commune assurerait l'alimentation en eau non potable des immeubles pour le plus grand bien de ses administrés. Quoiqu’il advienne le porte-parole du CSLT est convaincu que la voie proposée du chauffage thermodynamique de l'habitat permettra à termes de satisfaire nos besoins thermiques en diminuant le nombre de nos centrales nucléaires et en réduisant dans le même temps notre consommation d'énergie fossile. Il y a urgence à agir avant qu’il ne soit trop tard vu que cette voie est de toute évidence celle qui va nous sortir DE L'ENFER.