Le client qui paye

Comme en tout, il faut être simple et compréhensible. Ceci de telle sorte que ceux qui nous gouvernent comprennent qu'elles sont les orientations à donner pour satisfaire les revendications d'homo sapiens, du "gilet jaune" en quelques sorte. Ceci pour satisfaire son besoin concernant son pouvoir d'achat à moyen terme. Cela particulièrement si l'on considère qu'homo sapiens, le donneur d'ordre est le plus souvent le "client qui paye".

Les Lutins thermiques disent ceci, à la fois à ceux qui nous gouvernent et au "client qui paye" :

Pour les murs
10 cm d'isolant dans un mur qui n'en a pas, c'est diviser sensiblement par 10 l'énergie qui traverse ce mur: 
3 W/m².° => 0,3 W/m².° soit sur 6 mois avec 5° dehors et 20° à l'intérieur: 

15° * 3 W/m².° * 24 heures (par jour) * 180 jours (en 6 mois) = 194 400 W.h (194 ,4 kWh) qui vont devenir 19,44 kWh, 
soit (à 15 cts le kWh électrique ou 5 cts le kWh gaz), une économie de (194,4-19,44) * 0,15 € = 26 € par m² et par an si chauffage électrique, 
et 8,77 € par m² et par an si chauffage gaz . 
Si l’on met 20 cm
d'isolant au lieu de 10 on passe de 3W/m².° à  0,15 W/m².° 
Cela va engendrer une diminution des pertes limitée à (194,4 - 9,7) = 184,7 kWh et à une économie sur les frais de chauffage à peine supérieure :
 184,7 * 0,15 € = 27,7 € par m² et par an si le chauffage est électrique et 9,23 € par m² et par an si chauffage gaz . 

Notion de RIS

On estime le coût moyen d'une Isolation Thermique par l’extérieur (ITE) entre 50 euros et 80 € HT par m². Ce prix comprenant la fourniture de l’isolant et sa pose. En prenant la fourchette haute de 80€ HT par m² et avec une fiscalité plus intelligente consistant à supprimer la TVA pour satisfaire les Gilets Jaunes, les économies réalisées annuellement avec une épaisseur d’isolant de 10 cm égale à 26 € par m² avec le chauffage électrique et de 8,77 € par m² avec le chauffage gaz, permettent de mettre en évidence des Retour Sur Investissement (RSI) intéressants et compatibles avec la durée de remboursement des PTZ rendant l'aide inutile. Cela sans que soit affecté le pouvoir d'achat du "client qui paye " pendant la période de remboursement de l'emprunt égale à 80/26 = 3 ans dans le premier cas et de 80/8,77 = 9 ans dans le 2ème. Ceci en partant d’un bâtiment pouvant être considéré comme une passoire thermique avec des murs en pierres ou en béton sans aucun isolant.

Cependant si l’on met 20 cm d’isolant avec un coût au m² pouvant être de 120 € HT par m², les Retours Sur Investissement (RSI) ne seront que de 13 ans avec le gaz (4,3 ans avec l’électricité) outrepassant la limite de 10 ans (Voir P 547)

Cela dit, si le bâtiment est déjà isolé de l’intérieur (Cas 1 de la P149), rajouter une isolation par l’extérieur de même efficacité que celle prévue à l’intérieur pourrait elle aussi conduire à un RSI médiocre avec toutefois un avantage : celui de voir les murs augmenter la constante de temps thermique de l’immeuble.

A noter que si le bâtiment comprend des façades avec balcons ne pouvant pas être valablement isolés (Voir la P150), il serait illusoire d’espérer amortir dans des temps raisonnables un tel investissement. Le seul avantage étant un meilleur confort près des planchers plus froids à proximité des ponts thermiques.

 

Remarque importante

La répartition des déperditions du bâti ayant été modifiée il faudra rééquilibrer thermiquement le bâtiment après les travaux d’isolation


Pour les ouvertures vitrées

Homo sapiens peut tenter de rechercher d'autres isolations telles que les portes et fenêtres vitrées qui peuvent passer de 6 à 1,5 W/m².° 

soit pour 10 m² de menuiseries: 15° * 10 m² * 4,5 W/m².° * 24 heures * 180 jours * 15 (ou 5) cts par kWh = 437 € (ou 145,6 € d'économies annuelles).

Avec un prix du double vitrage posé de quelque 400 €/m2 et un retour sur investissement de (400 x 10) /437 = 13,7 années avec le gaz le "client qui paye" pourrait * décider d'investir mais lorsque qu'il s'agit d'un client qui se chauffe au gaz on peut comprendre qu'un double vitrage à 800 €/m2 avec un retour sur investissement d'un 1/2 siècle

(800×10)/145,6= 55,5 ans ne l'incite pas à investir.

*Ceci toutefois en sachant qu’il y sera de sa poche vu que le prêt personnel dont il pourra disposer en copropriété pour financer son investissement n’est pas à taux zéro et est sur 10 ans maximum.

 Le fichier accessible ici permet de comprendre comment il est possible d’investir afin d’améliorer son pouvoir d’achat à moyen terme en tennt compte du contrat de performance associé aux notions de retour sur investissement. Voir aussi la figure ci-contre pour ce qui concerne la durée du prêt aidant le financement.

Une image contenant texte

Description générée automatiquement

Les limites de l’isolation


Dans le cas d'une véritable passoire thermique dans laquelle les murs ne sont pas isolés et les ouvertures en simple vitrage, l'idée selon laquelle il vaut mieux isoler les murs plutôt que les fenêtres pour réduire significativement les déperditions est exacte. Ceci particulièrement pour une maison individuelle dans laquelle la surface des murs est importante et sensiblement égale à la surface habitable (Voir SWE6)

Ce n'est pas en changeant les fenêtres lorsque l’on est dans cette configuration que l'on diminue valablement ses charges chauffage. Ceci vu que la surface des parois vitrées ne représente sensiblement que le 6ème de la surface habitable (voir l'immeuble de Mr tout le monde P 493)

- gain par m2 avec les murs 175 kWh
- gain par m2 avec les fenêtres 15° * 4,5 W/m².° * 24 heures * 180 jours 291 600 Wh ou 291 kWh


Soit une amélioration de 66% par rapport aux murs mais comme la surface des fenêtres est 6 fois plus faible l'amélioration en ne changeant que les murs est près de 4 fois plus importante (6/1,66). A noter que cela reste même exact pour un appartement à deux expositions ayant une surface de murs 2 fois moindre que la maison individuelle comme celui représenté à la  SWE6   

  
La consommation en ne changeant que les murs dans ce cas particulier n'est alors que 2 fois moindre.


Nota important

À noter que les considérations ci-dessus sont sans objet pour les immeubles avec balcons. Ceci par le fait que l'isolation des murs ne peut se faire dans ce cas valablement au niveau des ponts thermiques compte tenu des solutions retenues au niveau architectural.


Faire autre chose

Il va à l'évidence devenir essentiel de prendre en compte la Solar Water Economy de l'enthalpie pour solutionner ce problème.  Faut-il rappeler à ce sujet qu'avec un COP de 6 la SWE de l'enthalpie permet sans toucher à l'isolation de chauffer l'habitat en consommant 6 fois moins d'énergie. Ceci par le fait qu'avec un tel COP les 5/6 ème (83%) de l'énergie thermique produite par cette chaine énergétique est prélevée dans l'eau géothermale associée à celle de la rivière.

Les chiffres ci-dessus permettent de comprendre pourquoi le "client qui paye" que l’on pourrait assimiler au gilet jaune est légitimement en droit qu'on lui propose un système lui permettant de réduire significativement sa consommation et ceci mieux que ne le fait l'isolation. Ceci vu qu’il a payé sa vie durant une taxe sur les produits pétroliers correspondant sensiblement à 60% de la valeur de ces produits (Voir P272). Il estime que le complément ENR de la chaufferie hybride qui permet d'assurer son confort thermique en diminuant sa consommation de 60% (Consommations de gaz et d'électricité sensiblement divisées par 2,5) mérite d'être fabriqué en grande série. Il estime qu’il est temps que ses revendications concernant son pouvoir d’achat soient prises en compte par ceux qui les gouvernent. Ceci vu que ce sont eux qui ont pour mission de comprendre qu'elles sont les orientations à donner pour les satisfaire. Réduire le coût de l’énergie thermique rendue dans nos pièces de vie doit être leur préoccupation. Ceci est du domaine du réalisable vu que ce qui fonctionne pour l'individuel doit pouvoir être mis en œuvre pour le collectif sous réserve que l’état participe à l’effort collectif au niveau du réseau d’alimentation en eau non potable des immeubles. Il estime aussi que ce dispositif est mieux à même de répondre à son besoin que l'isolation pour l'habitat existant. Voir P 608 et 346

On observe au travers de ce qui précède les difficultés économiques qui nous attendent si nous persistons à vouloir solutionner notre PB de consommation énergétique dans l'habitat en concentrant trop sur l'isolation. Reste à espérer que le "client qui paye " ainsi que nos parlementaires ont compris que leur intérêt est plutôt d'investir "à minima" en ce qui concerne l’isolation. Ceci en concentrant la dépense là ou le RSI est plus favorable à savoir la génération thermique thermodynamique.